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modèles économiques de la presse en ligne (2012)

2013/07/03

Le département études et statistiques du Ministère de la culture vient de publier un rapport économique sur les modèles d’affaires de la presse en ligne en 2012. Les auteurs de ce papier (Benghozi & Lyubareva) ont travaillé sur 149 titres français pour mettre en lumière les principaux modèles.
Quelques éléments de cadrage sont évoqués en introduction du rapport. La « presse française représentait, en 2012, 3 963 000 exemplaires (en baisse annuelle de 3,8 %) vendus par 845 titres et 7 237 000 000 visites internet (en hausse annuelle de 21 %) sur 127 sites de presse (chiffres OJD) ». L’essor du numérique impacte fortement les industries culturelles comme le secteur de la presse (dématérialisation des supports, délinéarisation, forfaitisation des achats, gratuité…).

À partir de l’exemple français, les deux auteurs abordent les aspects économiques des modèles repérés :
monétisation : Abonnement, contenu à l’unité, crédit temps ou quantité, accès aux archives… et service (conseil, formation…)
– interactivité : Mise en place de dispositifs d’évaluation et de partages. Gestion de pages associées sur les réseaux 2.0
– diffusion : Site, kiosque numérique, réseaux socionumériques

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Les 3 modèles d’affaires

1/ le modèle d’affaire « numérique a minima » concerne principalement des magazines. L’offre de contenu en ligne est faible (site « vitrine »), tout comme les interactions avec les lecteurs. Ce système vise surtout à maintenir le modèle économique traditionnel, rentable et adapté.
(ex : Gala, Top Vélo, Le Canard Enchaîné, la Presse de la Manche, …)

2/  les « pure players » se caractérisent par une richesse des contenus (publication en continu) et des services associés, ainsi que par une participation active des lecteurs. Le modèle associe une offre gratuite, une commercialisation de produits (dictionnaire, soutien scolaire, …), et une variété de tarification des contenus,
(ex : Rue 89, Atlantico, Slate… + 20 Minutes et France soir)

3/ les « leaders explorateurs » préservent les ventes papier tout en cherchent de nouveaux revenus (liens sponsorisés, dispositifs de crédit-temps/quantité, abonnement en ligne complété par les offres mobile et tablette (web+), vente des archives numériques et du service de consommation offline). Les lecteurs sont davantage associés pour la diffusion de contenus que pour la production.
(ex : L’Équipe, La Tribune, L’Humanité, Libération, Le Figaro, Le Monde, Ouest France, Le Journal du dimanche)

Gratuité et rentabilité en ligne, opportunités et innovations

« L’articulation entre gratuité et valorisation économique est le moteur du web car toutes les prestations gratuites reposent sur des financements masqués : infrastructures subventionnées par la puissance publique, capitalisations non rémunérées, non-paiement des contenus, contribution volontaire et bénévole des clients… »

 Les 4 modèles de gratuité :

 1/ publicité
Valorisation d’une audience (cible) auprès d’annonceurs. Le numérique permet de diversifier les supports de pub (bannières, liens  sponsorisés,  pop-up…).
Deux principaux problèmes : le tarissement des budgets alloués aux supports traditionnels au profit du support numérique, et le moindre retour sur investissement de la pub en ligne.

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2/ groupage (bundling)
Le journal en ligne est couplé avec le journal papier

3/ freemium (premium+free)
Une partie de l’offre est en accès gratuit (= produit d’appel)

4/ modèle participatif
Création de valeur par une communauté active de lecteurs-internautes

Les observations montrent que les « les leaders explorateurs favorisent les modèles de freemium (commercialisation des contenus et des services  à  haute  valeur  ajoutée), de groupage (abonnement, web+, abonnement web/papier, etc.) et de publicité », alors que « les « pure players » ont pour caractéristique principale d’articuler modèle participatif et modèle de publicité ».

Viabilité des offres « gratuites » ?

Derrière les chiffres d’audience et les modèles d’affaires brandis par chacun (face à la concurrence), quelle conclusion tirer du rapport entre les chiffres d’affaires, le rôle majeur des interventions de l’Etat (subventions, avantages fiscaux, …) et la viabilité estimée des acteurs sur le long terme ?

+
http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Etudes-et-statistiques/Les-publications/Culture-etudes/La-presse-francaise-en-ligne-en-2012-modeles-d-affaires-et-pratiques-de-financement-CE-2013-3

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From → Divers

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